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15 December 2008

Les industriels prévoient de sous-traiter davantage la R&D

Alors que la plupart des industriels n'hésitent pas à sous-traiter des aspects non essentiels de leur activité, la majorité d'entre eux ont toujours été réticents à l'idée d'externaliser leur recherche et développement (R&D). Toutefois, si l'on en croit l'article Outsourcing innovation: Manufacturer’s perspective (Externalisation de l'innovation : le point de vue des industriels), publié par l’Economist Intelligence Unit et sponsorisé par Siemens PLM Software, la situation est sur le point d’évoluer. Dans une enquête en ligne réalisée spécialement pour cette étude auprès de 306 cadres supérieurs du secteur industriel, 57 % des personnes interrogées ont répondu prévoir une augmentation de l'innovation grâce à des partenaires extérieurs.

Les entreprises du secteur industriel ont été les premières à recourir à la sous-traitance, notamment dans le secteur de l'automobile, afin de réduire les coûts et de se concentrer sur leurs compétences principales. Cette étude démontre que, plusieurs décennies plus tard, ces objectifs constituent toujours les deux premières raisons du recours à la sous-traitance. En revanche, elle montre que 22 % des industriels utilisent leurs sous-traitants comme facteur d'innovation, et ce aussi bien pour la conception des produits que pour l'amélioration des processus.

Cette évolution connaît cependant un démarrage timide. Pas moins de 41 % des entreprises admettent que, au cours des trois dernières années, leurs partenaires externes n'ont été que peu ou pas du tout à l'origine de leurs innovations. En outre, 37 % déclarent qu'environ un quart de leurs innovations provient de leurs partenaires externes. Les cadres interrogés pensent qu'il est intéressant de rechercher l'innovation en dehors du laboratoire de R&D de l'entreprise, notamment en raison de la pénurie actuelle de compétences dans les domaines de la conception et de l'ingénierie. Cependant, d'après cet échantillon, l'obstacle le plus important qui empêche les entreprises de sous-traiter l'innovation, est la confiance. En effet, les entreprises craignent de perdre leur propriété intellectuelle au profit de partenaires et concurrents. Si l'informatique peut dans une certaine mesure permettre d'éviter cela (grâce à une utilisation judicieuse de pare-feux, du contrôle de l'accès au réseau, du chiffrement, etc.), la majorité des personnes interrogés (57 %) pensent que leur entreprise doit augmenter les investissements technologiques afin de faciliter la recherche de l'innovation auprès de partenaires externes. « Le secteur industriel a ouvert la voie dans le domaine de la sous-traitance. », explique Robin Bew, directeur éditorial de l’Economist Intelligence Unit. « Notre étude démontre qu'il est fort possible que le secteur industriel soit à nouveau aux avant-postes lors de la prochaine étape de la révolution que constitue la sous-traitance, à savoir l'externalisation de l'innovation. »

Les autres conclusions clés de l'étude sont les suivantes :

  • Le terme “innovation” s'applique généralement aux nouveaux produits et services. La plupart des entreprises (64 %) mesurent leur niveau d'innovation au nombre de nouveaux produits et de nouvelles activités qu'elles lancent. La deuxième méthode la plus utilisée (54 %) consiste à calculer le pourcentage de la croissance du chiffre d'affaires qui peut être attribué à ces nouveaux produits et activités. Compter le nombre de demandes de brevets déposées suit loin derrière (32 %), et certains industriels (8 %) ne mesurent toujours pas leur niveau d'innovation.

  • Les pénuries de compétences rendront plus pressant le besoin de rechercher l'innovation à l'extérieur de l'entreprise. Pas moins de 58 % des personnes interrogées ont répondu qu’au cours des trois dernières années, il était devenu un peu ou beaucoup plus difficile de recruter des collaborateurs talentueux capables de proposer des idées nouvelles.

  • Une plus grande ouverture est nécessaire. La plupart des membres de l’échantillon pensent qu'établir de meilleurs canaux de communication réelle ou virtuelle, avec leurs partenaires, leur permettrait de capitaliser plus facilement sur leur capacité à innover. La majeure partie des entreprises pensent qu'avoir une culture qui prône le partage des connaissances est essentielle pour pouvoir capitaliser sur l'innovation provenant des partenaires externes.

L’intégralité de l’étude est disponible sur demande.

A propos de l'enquête

Les recherches effectuées dans le cadre de cette étude sont basées sur une enquête réalisée en ligne auprès de 306 cadres supérieurs (dont 39 % travaillant au plus haut niveau). Cette enquête, qui a été menée en mars 2008, a été limitée au seul secteur industriel. La plupart des entreprises contactées étaient de grande taille, et 20 % d'entre elles déclaraient un chiffre d'affaires supérieur à 10 milliards de dollars (USD). Les participants ont été extraits d'un échantillon mondial, en privilégiant toutefois la zone Asie-Pacifique (33 %), l'Europe occidentale (28 %) et l'Amérique du Nord (24 %). Pour compléter ces informations, des entretiens approfondis avec des cadres supérieurs et des experts indépendants ont été organisés.

A propos de l’Economist Intelligence Unit

Au sein de The Economist Group, qui publie le magazine The Economist , l’Economist Intelligence Unit est la division en charge des informations portant sur les entreprises. Grâce à son réseau mondial qui compte près de 650 analystes, sont évaluées en permanence les conditions politiques, économiques et commerciales dans 200 pays. En tant que principal fournisseur mondial d'informations sur les pays, l’Economist Intelligence Unit aide les dirigeants dans la prise de décisions de gestion, en leur fournissant au moment opportun une analyse fiable et impartiale des stratégies de gestion et des tendances des marchés du monde entier.

A propos de Siemens PLM Software

Siemens PLM Software, une division de Siemens Industry Automation, est un leader mondial sur le marché des logiciels et services dédiés à la gestion du cycle de vie produit (Product Lifecycle Management – PLM) avec plus de 51 000 clients et 5,5 millions de postes installés. Siemens PLM Software, dont le siège est à Plano, Texas favorise une ouverture et une standardisation de ses applications. La société travaille en étroite collaboration avec ses clients et partenaires pour créer des solutions leur permettant de décupler leurs capacités d'innovation et de capitaliser sur la valeur générée par l’approche PLM. Pour plus d'informations sur les produits et les services de Siemens PLM Software : www.siemens.com/plm.

A propos de Siemens Industry Automation

Siemens Industry Automation (Nuremberg), une division du secteur Industrie de Siemens, est un leader mondial dans le domaine des systèmes d’automatisation, des commutateurs basse tension et des logiciels industriels. Son offre couvre les produits standards destinés à l’industrie manufacturière et de process, ainsi que les solutions système, par exemple pour la machine-outil, et des solutions sectorielles pour l’automatisation de sites de production dans la construction automobile ou l’industrie chimique notamment. Éditeur de logiciels de renommée mondiale, Siemens Industry Automation optimise l'ensemble de la chaîne de création de valeur des industriels, depuis la conception et le développement des produits jusqu'à la production, aux ventes et à une vaste gamme de services de maintenance.

Note: Siemens et le logo Siemens sont des marques déposées de Siemens AG. NX, Geolus et Teamcenter sont des marques ou des marques déposées Siemens Product Lifecycle Management Software Inc. ou de ses filiales aux Etats-Unis et dans d’autres pays. NASTRAN est une marque déposée de the National Aeronautics and Space Administration. Toutes les autres marques, marques déposées ou marques de service appartiennent à leurs propriétaires respectifs